Fonds disponibles pour les projets pilotes

Les Innus n’y ont pas accès

 

Sept-Îles — Le comité Réussite - Accomplissement - Persévérance scolaire (RAP) a annoncé qu’il y a des fonds disponibles pour les écoles des commissions scolaires de la Côte-Nord pour des projets pilotes ayant trait à l’abandon scolaire. C’est ce que le comité a fait savoir lors d’une rencontre au Centre socio-culturel de Sept-Îles, le 4 décembre 2002.

Toutefois, les fonds restent inaccessibles pour les écoles innues. La conseillère innue en orientation, Kathleen St-Onge, qui a aussi été déléguée pour siéger à la table de

ce comité pour représenter les communautés innues de la région, a indiqué les raisons de cette restriction.

L’inaccessibilité aux fonds s’explique par le fait que les partenaires de la région ainsi que les ministères concernés ont investi au Fonds RAP. Par manque de représentation innue, leurs institutions scolaires ne peuvent donc pas bénéficier du Fonds RAP. «Les fonds ayant été fourni surtout par des organisations extérieures aux communautés innues, nous n’y avons donc pas accès puisque nous n’étions pas représentés dès les débuts de ce comité», a indiqué Mme St-Onge, en précisant qu’elle n’était dans ce comité que depuis peu.

 

Faute de ne pouvoir avoir accès aux fonds, la conseillère en orientation a toutefois voulu faire bénéficier aux communautés de l’expertise développée par le comité RAP. «Avec leur expertise, nous voulions voir si nous ne pourrions pas développer des actions communes. Les Innus ont un haut taux de décrochage scolaire, ce qui représente 85% du décrochage dans leurs écoles comparé aux autres écoles qui en ont 26 %. Nous avons moins de ressources pour développer des actions ou des programmes pour prévenir le décrochage»,

a-t-elle exposé.

 

Une étude réalisée par le comité RAP a permis de mieux cerner les réalités des jeunes de milieu isolé. C’est un outil pertinent pour promouvoir et prévenir l’abandon

scolaire. Une expertise qui sera utile aux écoles innues.

 

En 2001, le gouvernement du Québec et le milieu régional avaient conclu une entente spécifique triennale assortie d’une enveloppe de 555 000 $.